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La Technologie en 6ème

Solar Impulse: la Trans Océanique ou.... :

Par YVONNE BETANT, publié le vendredi 1 mai 2015 16:59 - Mis à jour le vendredi 1 mai 2015 19:43

... cinq jours et cinq nuits sans escale au-dessus du Pacifique.

Un superbe défi tant pour l'avion que pour le pilote que cette prochaine 7ème étape entre Nanjing (Chine) et l'archipel de Hawaii en plein cœur du Pacifique (Etats-Unis). Plus de 8200 kilomètres, 5 jours et 5 nuits de vol consécutifs au dessus de l'océan pacifique. Cinq jours et cinq nuits sans toucher la moindre piste d’atterrissage.

Cette traversée du Pacifique, l'étape la plus longue du tour du monde à la seule énergie solaire, est prévue pour début mai. « Tout va dépendre de la fenêtre météo. La priorité absolue lors de cette traversée est d'avoir les batteries complètement rechargées avant chaque début de nuit » indique Raymond Clerc, le directeur de vol de Solar Impulse.

A bord de Solar Impulse, des batteries au lithium accumulent l’énergie électrique qui lui permettent de continuer sa route à la tombée du soleil. "En journée, il monte à 8.500 m pour charger les batteries «  à fond ». En début de soirée, l'avion redescend en planeur jusqu’à 1.000 m, une altitude qui permet de sauter en parachute en cas de problème. L’air y est plus dense, les hélices sont donc plus performantes et permettent de ne pas trop "tirer" sur les batteries.  Au lever du soleil, il ne reste plus qu’entre 10% et 5% de batterie à l’avion, soit une demi-heure d’autonomie dans le pire des cas."

Et, « si la météo devient capricieuse au milieu de l'océan, la seule solution pour emmagasiner de l'énergie est de tourner en boucle dans une zone ensoleillée jusqu'au coucher du soleil ».

En images. Un "clic" sur l'une d'elles affiche la suivante:

"Il s'agit du seul avion au monde qui peut voler plusieurs jours d'affilée, sans jamais s'arrêter. Nous devons maintenant rendre le pilote aussi "durable" que l'avion." ajoute André Borschberg qui pilotera l'avion pour cette longue étape. L'autre priorité, pour réussir ce challenge, est, en effet, la condition physique des aventuriers.

Le volume du cockpit permet d’embarquer les réserves d’oxygène, la nourriture et l’équipement de survie tout en offrant l’ergonomie nécessaire pour des vols de plusieurs jours.

L'avion ne possède pas de pilote automatique. Un stabilisateur de vol permet au pilote de s'assoupir pendant vingt minutes, maximum, dix fois par jour. « C'est un peu comme un skippeur qui traverse l'océan sur son voilier", explique le pilote mais contrairement à lui, nous ne pouvons pas nous dégourdir les jambes sur le pont du bateau» . En cas de problème, par exemple dans l'inclinaison des ailes, le pilote assoupi est réveillé par des vibrations et un signal sonore.

A 8 500 m d'altitude, la température dans la cabine peut descendre jusqu'à - 20 °C. Pas de chauffage à bord (l'avion doit rester léger) : les pilotes doivent enfiler des habits chauds, des gants et des semelles chauffantes.

Cinq jours et cinq nuits, c'est aussi la durée maximale avant que les ravitaillements des pilotes ne soient totalement épuisés . Ils s'alimentent onze fois par jour pour conserver leurs forces. Un repas chaud est prévu : pour éviter de puiser dans l'énergie réservée à l'avion pour réchauffer un plat, des sachets repas sont auto-chauffants (un fonctionnement à l'identique des chauffe-mains ou chaufferettes; parfois utilisés par les amateurs de sports d'hiver),

La cabine n'est pas pressurisée. L'avion est équipé de masques à oxygène. En effet, « au-dessus de 4 500 mètres, l'apport en oxygène devient nécessaire ; à 8 500 mètres on perd connaissance en moins d'une minute ». 

En images. Un "clic" sur l'une d'elles affiche la suivante:

Deux intéressantes vidéos qui illustrent la vie à bord pendant ces 5 jours et 5 nuit.:

 

 

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Pour résumer :

Un tour du monde de 35000 km en 12 étapes à la seule énergie solaire/ Pas de charbon, pas d’essence, pas de gaz / Un grand avion très léger en « fibre de carbone » / 17000 cellules photoélectriques / des batteries très performantes au lithium / 4 moteurs électriques / une vitesse de 70 à 140 km/heure / des étapes de 1200  à 8200 kilomètres/ Des centaines de données techniques par satellite transmisses en continu au centre de mission / Des conseils et des informations fournis aux pilotes en permanence / Une équipe au sol pour définir les bonnes configurations météorologiques, ouvrir la voie à l’avion solaire dans l’espace aérien et préparer les atterrissages sur des aéroports internationaux.

2 pilotes très entraînés / 1 seul homme à bord / Jusqu’à 5 ou 6 jours et nuits dans un minuscule cockpit monoplace / des températures extrêmes de -40°C à +40°C / Pas de système de pressurisation mais 6 bouteilles d’oxygène à bord / Un siège qui sert à la fois d'assise, de couchette et de toilettes /1 parachute avec canot de sauvetage intégré dans le dossier du siège/ de l'eau et de la nourriture pour une semaine - 2.4kg de nourriture, 2.5l d’eau, et 1l de boisson énergétique par jour / des techniques d’auto-hypnose et de méditation (yoga) pour la concentration et la vigilance des pilotes / Un suivi médical permanent  avant et pendant les vols.